La citation du jour

mardi 16 septembre 2014

Cahuètes choco




Fiche du Court métrage Cahuetes Choco

Nom : Cahuete Choco
Date de sortie
: 2009
Genre
: film, auteur
Réalisateur
: Yannick Pecherand-Molliex
Durée : 5′
Synopsis : Vous est-il déjà arrivé de rater votre cadeau de St Valentin ?
Plus : Un scenario bien fait, avec une engeulade comme on les aimes XD. Un court métrage pour passer un bon moment. Excellent.

Source: Les courts métrages

Robocoq


Robocoq from ESMI on Vimeo.


Film d'animation 3D - École Supérieure des Métiers de l'Image - ESMI - Bordeaux

Après une expérience scientifique en 1986, la première poule à dent est révélée au monde. En 2112, les poules ont pris le pouvoir dans les fermes. Les coqs, n'ayant pas subi cette modification, sont persécutés. Un groupe de coqs rebelles décide de créer un robot capable de voyager dans le temps afin de réécrire l'histoire...

Une vie


Une Vie por rue89

Petit coeur


Petit coeur - lauréat du concours "Jeunesse en... por mairiedeparis

Un billet




 Fiche du court métrage: Un billet !
Année de production: 2011
Genre: Film
Style: Comédie, auteur
Réalisateur: Vincent Toujas
Acteurs : Nicolas Deshais, Camille Durand-Tovar et Virginie Quod.
Producteur : Images de toit
Durée : : 04:49
Synopsis: Une rencontre entre un couple bourgeois et un pauvre où un billet fait toute la différence.
Informations supplémentaires: Court métrage réalisé dans le cadre des kino-session dont le thème imposé était « Indignez-vous » et la contrainte « avec un accent ». Merci à l’association de théâtre Les Sentiers de Thalie et plus particulièrement à la troupe d’improvisation « La CIGUE ». www.sentierdethalie.com

Source: Courts Métrages

Lettre aimée





Fiche du court métrage Lettre Aimée

Année de production: 2011
Genre: Film
Style: Comédie
Réalisateur: Olivier Bancal
Durée : : 06:14
Synopsis: Déclaration d’amour, embauche professionnelle, souvenir de vacances…Nous la connaissons tous. Elle nous fait rire, sourire, frissonner, pester, pleurer parfois… La Lettre fait partie de nos existences.
Mais pour Paul Tourian, elle est sa raison d’être. En bon messager, il laisse son imagination s’immiscer dans l’intimité de la missive et de son destinataire…
C’est l’histoire d’un facteur et de sa Lettre Aimée.


 Source: Courts Métrages

mardi 4 mars 2014

Ombres chinoises





 Atelier ombres chinoises
Théâtre d'ombres et de silhouettes
Projet Créer un héâtre d'ombres en carton

Description d'un trésor






 « Nous nous remîmes au travail avec une ardeur nouvelle ; jamais je n'ai passé dix minutes dans une aussi vive exaltation. Durant cet intervalle, nous déterrâmes complètement un coffre de forme oblongue, qui, à en juger par sa parfaite conservation et son étonnante dureté, avait été évidemment soumis à quelque procédé de minéralisation, peut-être au bichlorure de mercure. Ce coffre avait trois pieds et demi de long, trois de large et deux et demi de profondeur. Il était solidement maintenu par des lames de fer forgé, rivées et formant tout autour une espèce de treillage. De chaque côté du coffre, près du couvercle, étaient trois anneaux de fer, six en tout, au moyen desquels six personnes pouvaient s'en emparer. Tous nos efforts réunis ne réussirent qu'à le déranger légèrement de son lit. Nous vîmes tout de suite l'impossibilité d'emporter un si énorme poids. Par bonheur, le couvercle n'était retenu que par deux verrous que nous rimes glisser, - tremblants et pantelants d'anxiété.

En un instant, un trésor d'une valeur incalculable s'épanouit, étincelant, devant nous. Les rayons des lanternes tombaient dans la fosse, et faisaient jaillir d'un amas confus d'or et de bijoux des éclairs et des splendeurs qui nous éclaboussaient positivement les yeux.

Je n'essayerai pas de décrire les sentiments avec lesquels je contemplais ce trésor. La stupéfaction, comme on peut le supposer, dominait tous les autres. Legrand paraissait épuisé par son excitation même, et ne prononça que quelques paroles.
( …)
Le coffre avait été rempli jusqu'aux bords, et nous passâmes toute la journée et la plus grande partie de la nuit suivante à inventorier son contenu. on n'y avait mis aucune espèce d'ordre ni d'arrangement ; tout y avait été empilé pêle-mêle. Quand nous eûmes fait soigneusement un classement général, nous nous trouvâmes en possession d'une fortune qui dépassait tout ce que nous avions supposé. Il y avait en espèces plus de quatre cent cinquante mille dollars, - en estimant la valeur des pièces aussi rigoureusement que possible d'après les tables de l'époque. Dans tout cela, pas une parcelle d'argent. Tout était en or de vieille date et d'une grande variété : monnaies française, espagnole et allemande, quelques guinées anglaises, et quelques jetons dont nous n'avions jamais vu aucun modèle. Il y avait plusieurs pièces de monnaie, très-grandes et très-lourdes, mais si usées, qu'il nous fut impossible de déchiffrer les inscriptions. Aucune monnaie américaine. Quant à l'estimation des bijoux, ce fut une affaire un peu plus difficile. Nous trouvâmes des diamants, dont quelques-uns très-beaux et d'une grosseur singulière, - en tout, cent dix, dont pas un n'était petit ; dix-huit rubis d'un éclat remarquable ; trois cent dix émeraudes toutes très-belles ; vingt et un saphirs et une opale. Toutes ces pierres avaient été arrachées de leurs montures et jetées pêle-mêle dans le coffre. Quant aux montures elles-mêmes, dont nous rimes une catégorie distincte de l'autre or, elles paraissaient avoir été broyées à coups de marteau comme pour rendre toute reconnaissance impossible. outre tout cela, il y avait une énorme quantité d'ornements en or massif, - près de deux cents bagues ou boucles d'oreilles massives ; de belles chaînes, au nombre de trente, si j'ai bonne mémoire ; quatre-vingt-trois crucifix très-grands et très-lourds ; cinq encensoirs d'or d'un grand prix ; un gigantesque bol à punch en or, orné de feuilles de vigne et de figures de bacchantes largement ciselées ; deux poignées d'épées merveilleusement travaillées, et une foule d'autres articles plus petits et dont j'ai perdu le souvenir. Le poids de toutes ces valeurs dépassait trois cent cinquante livres ; et dans cette estimation j'ai omis cent quatre-vingt dix-sept montres d'or superbes, dont trois valaient chacune cinq cents dollars. Plusieurs étaient très vieilles, et sans aucune valeur comme pièces d'horlogerie, les mouvements ayant plus ou moins souffert de l'action corrosive de la terre ; mais toutes étaient magnifiquement ornées de pierreries, et les boîtes étaient d'un grand prix. Nous évaluâmes cette nuit le contenu total du coffre à un million et demi de dollars ; et, lorsque plus tard nous disposâmes des bijoux et des pierreries, - après en avoir gardé quelques-uns pour notre usage personnel, nous trouvâmes que nous avions singulièrement sous-évalué le trésor. »

Le scarabée d’or, Edgar Allan Poe