La citation du jour

mardi 4 mars 2014

Ombres chinoises





 Atelier ombres chinoises
Théâtre d'ombres et de silhouettes
Projet Créer un héâtre d'ombres en carton

Description d'un trésor






 « Nous nous remîmes au travail avec une ardeur nouvelle ; jamais je n'ai passé dix minutes dans une aussi vive exaltation. Durant cet intervalle, nous déterrâmes complètement un coffre de forme oblongue, qui, à en juger par sa parfaite conservation et son étonnante dureté, avait été évidemment soumis à quelque procédé de minéralisation, peut-être au bichlorure de mercure. Ce coffre avait trois pieds et demi de long, trois de large et deux et demi de profondeur. Il était solidement maintenu par des lames de fer forgé, rivées et formant tout autour une espèce de treillage. De chaque côté du coffre, près du couvercle, étaient trois anneaux de fer, six en tout, au moyen desquels six personnes pouvaient s'en emparer. Tous nos efforts réunis ne réussirent qu'à le déranger légèrement de son lit. Nous vîmes tout de suite l'impossibilité d'emporter un si énorme poids. Par bonheur, le couvercle n'était retenu que par deux verrous que nous rimes glisser, - tremblants et pantelants d'anxiété.

En un instant, un trésor d'une valeur incalculable s'épanouit, étincelant, devant nous. Les rayons des lanternes tombaient dans la fosse, et faisaient jaillir d'un amas confus d'or et de bijoux des éclairs et des splendeurs qui nous éclaboussaient positivement les yeux.

Je n'essayerai pas de décrire les sentiments avec lesquels je contemplais ce trésor. La stupéfaction, comme on peut le supposer, dominait tous les autres. Legrand paraissait épuisé par son excitation même, et ne prononça que quelques paroles.
( …)
Le coffre avait été rempli jusqu'aux bords, et nous passâmes toute la journée et la plus grande partie de la nuit suivante à inventorier son contenu. on n'y avait mis aucune espèce d'ordre ni d'arrangement ; tout y avait été empilé pêle-mêle. Quand nous eûmes fait soigneusement un classement général, nous nous trouvâmes en possession d'une fortune qui dépassait tout ce que nous avions supposé. Il y avait en espèces plus de quatre cent cinquante mille dollars, - en estimant la valeur des pièces aussi rigoureusement que possible d'après les tables de l'époque. Dans tout cela, pas une parcelle d'argent. Tout était en or de vieille date et d'une grande variété : monnaies française, espagnole et allemande, quelques guinées anglaises, et quelques jetons dont nous n'avions jamais vu aucun modèle. Il y avait plusieurs pièces de monnaie, très-grandes et très-lourdes, mais si usées, qu'il nous fut impossible de déchiffrer les inscriptions. Aucune monnaie américaine. Quant à l'estimation des bijoux, ce fut une affaire un peu plus difficile. Nous trouvâmes des diamants, dont quelques-uns très-beaux et d'une grosseur singulière, - en tout, cent dix, dont pas un n'était petit ; dix-huit rubis d'un éclat remarquable ; trois cent dix émeraudes toutes très-belles ; vingt et un saphirs et une opale. Toutes ces pierres avaient été arrachées de leurs montures et jetées pêle-mêle dans le coffre. Quant aux montures elles-mêmes, dont nous rimes une catégorie distincte de l'autre or, elles paraissaient avoir été broyées à coups de marteau comme pour rendre toute reconnaissance impossible. outre tout cela, il y avait une énorme quantité d'ornements en or massif, - près de deux cents bagues ou boucles d'oreilles massives ; de belles chaînes, au nombre de trente, si j'ai bonne mémoire ; quatre-vingt-trois crucifix très-grands et très-lourds ; cinq encensoirs d'or d'un grand prix ; un gigantesque bol à punch en or, orné de feuilles de vigne et de figures de bacchantes largement ciselées ; deux poignées d'épées merveilleusement travaillées, et une foule d'autres articles plus petits et dont j'ai perdu le souvenir. Le poids de toutes ces valeurs dépassait trois cent cinquante livres ; et dans cette estimation j'ai omis cent quatre-vingt dix-sept montres d'or superbes, dont trois valaient chacune cinq cents dollars. Plusieurs étaient très vieilles, et sans aucune valeur comme pièces d'horlogerie, les mouvements ayant plus ou moins souffert de l'action corrosive de la terre ; mais toutes étaient magnifiquement ornées de pierreries, et les boîtes étaient d'un grand prix. Nous évaluâmes cette nuit le contenu total du coffre à un million et demi de dollars ; et, lorsque plus tard nous disposâmes des bijoux et des pierreries, - après en avoir gardé quelques-uns pour notre usage personnel, nous trouvâmes que nous avions singulièrement sous-évalué le trésor. »

Le scarabée d’or, Edgar Allan Poe

Décrire une région, un pays



 
source Wikipedia

[C'est] la portion la plus sauvage de la Transylvanie, comprise sous la dénomination de comitat de Klausenburg ou Kolosvar.
Curieux fragment de l'empire d'Autriche, cette Transylvanie, l »L'Erdely » en magyar, c'est-à-dire « le pays des forêts ». Elle est limitée par la Hongrie au nord, la Valachie au sud, la Moldavie à l'ouest. Étendue sur soixante mille kilomètres carrés, soit six millions d'hectares – à peu près le neuvième de la France -, c'est une sorte de Suisse, mais de moitié plus vaste que le domaine helvétique, sans être plus peuplée. Avec ses plateaux livrés à la culture, ses luxuriants pâturages, ses vallées capricieusement dessinées, ses cimes sourcilleuses, la Transylvanie, zébrée parles ramifications d'origine plutonique des Carpathes, est sillonnée de nombreux cours d'eaux qui vont grossir la Theiss et ce superbe Danube, dont les Portes de Fer, à quelques milles au sud, ferment le défilé de la chaînes des Balkans sur la frontière de la Hongrie et de l'empire ottoman.
Tel est cet ancien pays des Daces, conquis par Trajan au premier siècle de l'ère chrétienne. L'indépendance dont il jouissait sous Jean Zapoly et ses successeurs jusqu'en 1699, prit fin avec Léopold Ier, qui l'annexa à l'Autriche. Mais, quelle qu'ait été sa constitution politique, il est resté le commun habitat de diverses races qui s'y coudoient sans se fusionner, les Valaques ou Roumains, les Hongrois, les Tsiganes, les Szeklers d'origine moldave, et aussi les Saxons que le temps et les circonstances finiront par « magyariser » au profit de l'unité transylvaine. 
 
 Jules Verne, « Le château des Carpathes », 1892
 Source: Vues de Budapest



Décrire un chateau imaginaire





DEUX DESCRIPTIONS DU CHÂTEAU DES CARPATHES

UNE

« Je tentais de faire prix avec un guide de Vulkan pour qu'il me mène au burg, autrement dit au château des Carpathes. Mais le château inspirait dans la région une telle épouvante, doublée de superstition, que personne ne consentit à m'y conduire, pour n'importe quelle rémunération. Comme il m'était impossible de trouver seul le chemin menant au burg, j'entrepris de gravir une colline voisine et d'observer l'antique demeure dans le champ d'une puissante lunette, dont je venais de faire l'acquisition.
Voici ce que je pouvais apercevoir: une enceinte impressionnante, couleur de grès, s'arrondissait sur une périphérie de quatre à cinq cent toises, en épousant les dénivellations du plateau; à chaque extrémité se trouvaient deux effrayants bastions d'angle: celui de droite était surmonté d'une maigre échauguette ou guérite à toit pointu; à gauche, quelques pans de murs étayés de contreforts ajourés supportaient le campanile inquiétant d'une chapelle en ruine. Au milieu, couronné de sa plate-forme à créneau, se dressait le lourd donjon, dont le premier étage était entouré d'une terrasse circulaire.
Cet endroit était lugubre. »
             D'après Jules Verne – Le Château des Carpathes.
Notes:
Toise: mesure de longueur valant six pieds (soit près de deux mètres)
Bastion: ouvrage de fortification faisant saillie sur l'enceinte d'une place forte.
Echauguette: abri en pierre, aménagé pour une sentinelle, pour surveiller les abords des châteaux forts.
Ajouré: percé.
Campanile: clocher.
 
DEUX
 
« En dépit de la croyance populaire, le château de Bran, mieux connu sous le nom de "Château de Dracula", n'a pas été construit par Vlad Tepes. C'est sur ce prince de Wallachie que le romancier du XIXème siècle Bram Stoker est supposé avoir basé son histoire de vampire assoiffé de sang. Le château du XIVème siècle, perché au sommet d'un pic de 60 m de haut au centre du village de Bran, a en fait été bâti par les habitants du village en 1382, pour défendre le passage dans les montagnes de Bran, contre les Turcs.
Il possède trois tours: du côté ouest, une de forme cylindrique, utilisée pour ranger la poudre à canons. A la base de la tour se trouve la pièce des canonniers. Du côté nord, une tour de guet a été construite: le donjon, de forme rectangulaire. Celle-ci compte six meurtrières, par groupe de deux, l'une au-dessus de l'autre. Dans la partie supérieure se trouve la tour de guet, de laquelle les gardes surveillaient le passage, et annonçaient l'arrivée de l'ennemi. Du côté est, une autre tour rectangulaire comporte deux balcons fermés, dont le sol est percé, que l'on appelle "mâchicoulis", par lesquels la garnison de la citadelle répandait sur les ennemis de l'huile ou de l'eau bouillante. Une fontaine, dans la cour cache l'entrée d'un labyrinthe de passages secrets.
Le château de Bran, avec ses tourelles de conte de fées, et ses murs d'un blanc méditerranéen, se dresse en Roumanie. »                                                              
             D'après Le guide des châteaux.
Source: Neoprofs

Décrire une prison, une grotte





Description d’une prison

Une cellule pour un seul individu, trois sur trois... mur blanc épuré, zen, rien aux murs, rien... pas de colis, une nourriture sans goût.
Pour wc, un trou turque, pour lit, une paillasse sur le sol, pas de télé, pas de radio, pas de couverts, pas de table, pas de chaise, une gamelle, pas de miroir, un pyjama de bagnard.
Tout ce qu'il faut pour se reconstruire, "s'imaginer un monde selon soi".
Les prisonniers incarcérés pour meurtre et autres délits très graves  y restent à vie, sauf preuve du contraire!
Pour les autres "une chance, une seule": le choix d'être transféré au bout d'un mois dans un camp de travail à ciel ouvert, productif pour le bien de la société, intervention dans le système productif des petites et moyennes entreprises nationales, possibilité de participer à un système social adapté avec une monnaie interne et toute la comptabilité nécessaire au contrôle des mouvements opérés ainsi que des biens échangés.
Les loisirs se résumant au sport encadré et diverses formations, toujours pas de médiats, sauf le cinéma (films éducatifs) pour récompense.
Réduction de peine et zone de réinsertion plus déliée pour ceux qui en paix contribuent largement à ce système auto-financé.
Pour les récalcitrants: retour immédiat case départ pour poursuivre une peine majorée. 



La prison de Blue Heaven est une prison haute sécurité, capable de contenir plus de 2000 Détenus. Elle est divisée en 3 zones : La zone A, qui regroupe toutes les femmes incarcérées, quelque soit leurs délits ou leurs crimes. La Zone B, qui comporte tout les hommes coupables des délits les plus graves comme le meurtre ou le viol, et, pour la plupart, condamnés à mort ou à la prison à vie. Enfin, la zone C regroupe tout les voleurs et autres criminels aux peines moins lourdes.

Source: C. S. I.

Description d’une grotte

La grotte est très sombre, on ne voit pas au loin car la lumière ne passe pas. Il y a une petite cascade au fond de la grotte. A la fin de la cascade un petit lac ses installer. L'eau est bonne et cela fait du bien de se baigner un peut dedans. Quelques rayons de soleil passe à cette endroit. Des oiseaux rare habitent ici et vous aurez une grande chance dans avoir un pour compagnon de route.


Le sacré de roi. Prière et cérémonie


  Source: Cérémonies et prières du sacre des rois de France, Nicolas Menin,J. Charles Motteley

La cérémonie du sacre du roi de France

Connu par les ordines, le rituel du sacre des rois de France évolue tout au long du Moyen Âge et connaît encore quelques modifications sous l'Ancien Régime.

Il consiste d'abord en une simple onction sur le front du souverain (avant 816), à laquelle s'ajoute le couronnement, la remise d'un
sceptre et le serment de défendre l'Eglise (ordo d'Hincmar), l'apparition de l'anneau et de l'épée (Xe siècle), l'adoubement du chevalier (sacre de Philippe Auguste, 1179), le serment contre les hérétiques (début du XIIIe siècle).

Au XIVe siècle est introduit le lever du roi et la procession depuis le palais de l'archevêque jusqu'à la cathédrale (sacre de Charles V, 1364).

Le lever du roi et la procession

La cérémonie se déroule un dimanche, ou à l'occasion d'une grande fête liturgique (Ascension, Assomption, Toussaint).

Arrivé la veille, le roi se prépare à son ministère en passant une partie de la nuit en prières, avant d'aller dormir au palais de l'archevêque

C'est là qu'au lever du jour deux des
pairs ecclésiastiques, l'évêque de Laon et l'évêque de Beauvais, viennent le chercher.

Commence alors un dialogue entre le
chantre de la cathédrale et le grand chambellan. Le premier frappe avec son bâton à la porte de la chambre royale. "Que demandez-vous ?" demande alors le grand chambellan de l'intérieur. "Le roi", répond le chantre. "Le roi dort".
Ce rituel, fixé définitivement sous Louis XIII, est répété à trois reprises puis, à la fin du troisième dialogue, l'évêque de Laon dit : "Nous demandons Louis [ou Charles...] que Dieu nous a donné pour roi".
La porte s'ouvre alors et le roi est conduit en procession, au chant du
Veni Creator, à l'intérieur de la cathédrale où l'attend le prélat consécrateur.

Les serments, la remise des regalia et l'onction royale

Une fois le roi assis au milieu de la cathédrale, l'archevêque de Reims part accueillir la Sainte Ampoule, apportée en cortège par les moines de Saint-Remi et escortée par les barons.
La fiole est déposée sur l'autel aux côtés des regalia, les insignes de la dignité royale conservés à l'abbaye de Saint-Denis, la nécropole des rois de France.
Le roi prête ensuite plusieurs serments. Debout, devant le maître-autel, sur lequel sont également posés les Evangiles et un reliquaire de la Vraie Croix, il promet de défendre l'Eglise, de lui conserver ses privilèges canoniques, de garder la paix et la justice de ses peuples et de chasser les hérétiques.
Simplement vêtu de sa tunique et d'une chemise échancrée aux différents endroits où doivent être pratiquées les onctions, le roi reçoit les insignes du chevalier, l'épée et les éperons d'or qui font de lui le bras séculier de l'Eglise. Prosterné devant l'archevêque, il est oint, avec le chrême de la Sainte Ampoule, sur la tête, la poitrine, entre les épaules et sur chacune d'elles, aux jointures des bras et sur les mains.

Source : Cathédrale de Notre Dame de Reims

Le jardin idéal



source: Les jardins de Bomarzo


Les jardins de Bomarzo

Les Jardins de Bomarzo, appelés aussi Parc des monstres (Parco dei Mostri en italien), sont un complexe monumental situé dans la commune de Bomarzo dans la province de Viterbe au nord du Latium en Italie
Les Jardins de Bomarzo sont les jardins les plus extravagants de la Renaissance italienne. Ils se composent d’un parc boisé, situé au fond d’une vallée dominée par le château des Orsini, et peuplée de sculptures grotesques et de petits bâtiments répartis au milieu de la végétation naturelle.
Aussi bien l’histoire de la création des jardins que l’interprétation des sculptures et des textes gravés, ici et là dans le parc, sont aujourd’hui encore sujettes à controverses entre les historiens.

Description des jardins

Par un chemin à travers un verger, le visiteur arrive à l’entrée, une porte architecturée, surmontée de l’emblème des Orsini, et est accueilli par deux sphinx puis par un petit ruisseau, appelé Fosso della Concia.
La trentaine de sculptures et de bâtiments, comprise dans une zone de 2 km² au nord-est du ruisseau, est taillée dans une roche volcanique grise/marron, le pépérin, qu'on trouve en bloc ou en inclusion dans le tuf volcanique.

 

Les principales sculptures

 

·         Protée, divinité marine ayant le don de métamorphose, dont la tête sort du sol porte sur son crâne les armoiries de la famille Orsini (les commanditaires du jardin),
·         Deux sphinx sur des piédestals se faisant face ;
·         Hercule écartelant Cacus qu'il maintient la tête en bas (ou peut-être Roland écartelant un berger) ;
·         Une tortue portant sur sa carapace une renommée ailée en équilibre précaire sur un globe terrestre soufflant dans deux trompettes (détruites) ;
·         Une baleine en contrebas, la gueule ouverte qui semble attendre un faux pas de la tortue ;
·         Pégase escaladant un monticule au centre du bassin d'une fontaine ;
·         Les 3 Grâces en bas relief sur l'une des parois d'un nymphée ;
·         Vénus sur une conque retournée dans une niche ;
·         Une nymphe endormie sur laquelle veille un petit chien ;
·         Une sirène à queue bifide ;
·         Un lion et une lionne ;
·         Une harpie à pattes de lion et queue de sirène ;
·         Des ours (emblème des Orsini: Ursinus) présentant leurs armoiries ;
·         Neptune, dieu des mers et des océans ou Pluton, dieu des enfers ;
·         Un dragon attaqué par un lion et une lionne ;
·         Un éléphant de l'armée d’Hannibal soulevant un légionnaire romain ;
·         La tête d'un ogre sur la lèvre supérieure duquel est inscrit « Toute pensée s'envole» (Ogni pensiero vola) aussi appelé la Porte des enfers (faisant clairement référence à l'Enfer de Dante) avec sa bouche ouverte monumentale qui permet aux visiteurs d'entrer se reposer - paradoxalement - au frais ;
·         Cérès, déesse de l'agriculture, assise, portant sur sa tête une coupe fleurie avec dans son dos un groupe de sirènes et d'enfants ;
·         Un buste de Proserpine, fille de Cérès et Jupiter, épouse de Pluton, déesse des saisons dont les bras reposent sur le dossier d'un banc ;
·         Cerbère, le chien à trois têtes qui garde la porte des Enfers ;
·         Des fruits géants, des pommes de pin, des glands, des vasques...

La ville imaginaire. Modèles de textes


«Les villes comme les rêves sont faites de désirs et de peurs, même si le fil de leur discours est secret, leurs règles absurdes, leurs perspectives trompeuses ; et toute chose en cache une autre.
– Moi, je n’ai ni désirs, ni peurs, déclara le Khan, et mes rêves sont composés soit par mon esprit soit par le hasard.
– Les villes aussi se croient l’œuvre de l’esprit ou du hasard, mais ni l’un ni l’autre ne suffisent pour faire tenir debout leurs murs. Tu ne jouis pas d’une ville à cause de ses sept ou soixante-dix-sept merveilles, mais de la réponse qu’elle apporte à l’une de tes questions.» 

Italo Calvino    Les villes invisibles  [Le città invisibili]   Trad. de l'italien par Jean Thibaudeau
Collection Folio (n° 5460), Gallimard

Ma ville imaginaire

Il se peut qu’elle se trouve dans la barbe d’un géant nordique, ou encore sous la racine d’un arbre à grimaces, la ville imaginaire aux normes différentes. On y entre par la sortie, le plafond est le sol et le père est le fils. L’homme le plus beau est ventru, poilu mais chauve, trapu, affreux, sale et méchant. La femme la plus belle, elle, se retrouve dans la description de l’homme. Les chaussures se mettent aux mains, les mitaines aux pieds. Les cordonniers vendent des gâteaux, les pâtissiers des bicyclettes. On se lève le soir pour se coucher le matin : la lune y est bien plus éblouissante que le soleil. Les politiciens distribuent le courrier en sandales et les hommes font la vaisselle sur des échasses. On adopte les autruches, on mange les poissons rouges. Enfin, les souvenirs sont à construire, alors que le passé est inconnu.

La ville de la gourmandise

Des fontaines de chocolat fondu, des tuiles de maison au caramel, des arbres au nougat, des pièces de monnaie en chewing-gum et des bâtiments en bonbons,  voilà une ville imaginaire qui en ravirait plus d’un ! Aménagée à la manière de celle de « Charlie et la chocolaterie », elle serait comme un paradis sur terre où les enfants et les gourmands pourraient satisfaire leur faim de sucrerie. Imaginez que vous marchez dans la rue, une envie soudaine de confiserie vous prend, vous n’avez plus qu’à vous approcher d’un arbre, d’une statue ou d’une maison et croquer à pleines dents… Quelle sensation de pur bonheur ! Sans compter les avantages gustatifs de cette ville, chaque habitant serait aussi heureux car le chocolat provoquant  l’augmentation d’endorphines dans le corps, nous ressentirions un sentiment de bien-être et  nous aurions même l’impression d’être amoureux, paraît-il ! Donc consommée avec modération pour éviter tout risque d’obésité, cette ville serait bénéfique à tout un chacun, et chacune principalement.

La ville d'échiquier

Immense banlieue d’un centre qui n’existe pas, articulée en soixante-quatre petits quartiers carrés, elle s’étend sur l’ensemble de l’échiquier. Quatre tours maîtresses, deux églises sommées d’une croix royale, deux immenses immeubles couronnés autour desquels s’élancent fièrement quatre équidés cabrés, prêts à se déplacer tout droit, puis à gauche ou à droite. Au milieu, quatre bâtiments fous, construits en diagonales, donnent à cette ville son dynamisme. Dans cette ville de contrastes et de diversité, se mélangent et s’opposent des silhouettes blanches et noires à travers les rues parallèles et perpendiculaires. Mais dans cette ville règne un climat de terreur, la terreur qu’un jour le roi perde sa reine, sa cavalerie, ses tours, ses sujets et ses fous. Que quelqu’un survienne et qu’il mate d’un chèque cette ville.

Une ville entre ciel et nuages

Ma ville imaginaire est une ville suspendue qui s’étend comme une omelette baveuse au-dessus des îles Fidji. Sa vaste étendue est recouverte d’un tapis de myosotis sur lequel déambulent les habitants nus pieds, légers comme des fleurs de cerisier japonais. Les habitations en forme de cristaux scintillent dès le lever du soleil et répandent sur la ville des nuées de pépites dorées. Au centre de la ville se dresse un arbre unique et colossal sur lequel poussent les fruits les plus variés. Les habitants s’y rendent quotidiennement avec leur échelle pour y cueillir les fruits de leur choix ou simplement pour y caresser les ailes étincelantes des oiseaux exotiques.  Aux extrémités de la ville sont accrochées de petites nacelles par un système habile de poulies qui permettent aux citoyens ennuagés de descendre au-dessous de leur ville et de perdre leur regard dans les profondeurs de l’immense étendue bleue.

La ville des gens "trop" polis

Dans cette ville-ci
Toute le monde se parlait avec courtoisie.
Par peur d’être déplaisant
Les habitants en devenaient lassants.
« Mettez-moi une amende! » - « Non je n’en ferai rien… »
« Cela fait 32 francs. » - « Sur 100, et gardez la bonne main. »
« Veuillez m’excuser d’avoir laissé l’alarme enclenchée
Je ne pensais plus que vous aviez l’intention de me cambrioler. »
Les citoyens de cette ville étaient si serviables
Que rien qu’on n’eût pu leur faire leur semblait détestable.
Au contraire, un geste volontairement mal intentionné
Était pour eux un moyen de vous aider.
Je ne me sentais plus  à ma place,
Dans cette ville où le monde se bouscule pour vous faire une place.
On peut tolérer l’honnêté un certain moment
Mais à long terme, cela en devient fatigant.
Je n’oserais pas dire que ces habitants étaient pédants;
Non non, ils étaient juste… DIFFÉRENTS.
Source:  Le web pédagogique

lundi 17 février 2014

La météo


OBJECTIF: créer le bulletin météo pour la radio du lycée à partir de l'observation des phénomènes météorologiques
  • la temperature minimale, maximale (le thermomètre)
  • le vent (l'anemomètre - la boussole)
  • la pluie (le pluviomètre)
Voir fiche pédagogique et cahier d'expériences à réaliser en Sciences.
Voir lexique météorologique

Activités à faire pour s'approprier le lexique nécessaire
  1. Le temps qu'il fait 
  2. Compréhension écrite. Jouons avec la météo 
  3. Compréhension orale. La météo
  4. Rédigez votre bulletin météo
  • Prenez un bulletin météo de Caceres ou bien  prenez un bulletin de météo international, sélectionnez un pays ou un continent.
  • Rédigez le bulletin en français à partir des informations consultées
  • Enregistrez votre bulletin pour la radio. Montez-le sur ivoox suivant les instructions.
  • Dessinez / insérez la carte- météo utilisée. Écrivez votre bulletin sur notre blog. Introduisez l'enregistrement, copiez le code embed version HTML.
Documents authentiques. 
Vidéos. Compréhension orale.

D'autres phénomènes: Les aurores boréales.

La nouvelle génération s'exprime

What the fake?